06 Mar 2010 in Ma vie passionnante Web

« Tu verras, faut être corporate ici »

C’est ce qu’on m’a dit à ma soirée d’intégration. Mouais. Je fais les choses par envie, rarement par obligation, mais quand j’ai vu la gueule du blog du celsa, j’ai pété mon câble : comment une grande école de communication peut-elle se farcir un blog aussi pourri ?

Attention, j’attaque pas le design, même s’il est un peu homemade (et pas par un designer), mais l’ensemble du truc : une version de wordpress qui date de plusieurs années, des plugins complètement inutiles, d’autres qui manquent cruellement, un thème foireux qui bouffe la mise en page … Bref, je ne pouvais pas laisser faire ça.

Je me suis donc attelé à la refonte d‘infrason, et le résultat n’est pas dégueu, j’ai même intégré twitter dans le header et un facebook connect en commentaire (quand il marche). J’ai aussi modifié le BackOffice pour y mettre un tuto « comment écrire un article sur wordpress » (si si, c’est important, croyez moi).

Bref, ça fait du bien d’avoir un blog potable pour tous ces étudiants en mal de reconnaissance :)

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21 Dec 2009 in Ma vie passionnante

CELSA story part 1 : Le concours

Rappelez vous, je vous parlais ici de mes doutes à propos de mes études au CELSA, et je vous avais promis de vous raconter le concours.

Le but premier de cet article est clair : satisfaire la curiosité, les angoisses, les doutes ainsi que les questions de tous les mecs qui ont des vues sur l’école, ont l’intention de passer le concours et qui viennent de tomber sur cet article via google (oui, vous vous rongez les doigts, moi aussi ça me l’a fait).

Le second but, évident, et c’est le but de ce blog, c’est de raconter ma vie, ben ouais.

Préparation

Tout démarre au début de ma 2ème année d’IUT SRC à Saint-Raphaël. Je suis jeune mais pas tout à fait, j’ai déjà glandé deux ans à la fac de sport de Saint-Etienne, donc la logique voudrait que je me trouve un job direct après, ça tombe bien je veux plus être graphiste, je suis trop mauvais. Je caresse l’idée d’être chef de projet (web, multimédia) puis je découvre le marketing, la pub et la communication.

Je prends donc une décision qui changera ma vie à jamais, une décision murement réfléchie, un matin, saoul : je veux travailler dans la pub, gros.

Tout s’enchaine alors. Mon pote Roukho, déjà branché sur le sujet, me montre les écoles auxquelles il veut postuler, quelques écoles privées (Sup de Pub, Iscom, …) pour s’entrainer au concours et une seule publique, convoitée, élitiste : le CELSA. Intéressé je suis. Du coup, on se renseigne sur le niveau, toussa et on trouve que c’est un peu chaud avec un DUT. Surtout un DUT qui n’a rien à voir avec la pub, ou le marketing.

Une solution alléchante s’offre à nous : il existe des « prépas accélérées » qui, pour 500 euros la semaine pendant les vacances de février, proposent une formation succincte en théorie InfoCom, méthodologie de dissertation et annales d’anglais. Ajouter à cela un concours blanc à la fin de la semaine, et nous voila parti pour Paris.

Sérieusement, la formation est plutôt complète, les profs charismatiques, mais c’est vraiment la méthodologie de dissertation qui est exceptionnelle, et vraiment utile.

Concours

Après avoir acheté quelques livres de la bibliographie, après n’en avoir lu qu’un, je me rend au concours. Autant vous dire la vérité : je n’ai absolument rien révisé ou préparé de plus que ce que j’ai fait à la prépa. J’arrive donc à Paris la veille du concours avec une bonne méthode de dissert’ et un background de geek qui s’intéresse mollement à la pub et au marketing.

Autant vous dire que je ne dors pas beaucoup cette nuit là.

Rendez-vous au petit matin à Arcueuil, sorte de bunker néo-nazi destiné aux examens et concours qui fonctionne de façon complètement industrielle. ça fait du bien de se sentir rien, enfin si, un numéro de table : le 20.

examen-arcueil

A la prépa, on a bossé des textes d’auteurs, des citations, des trucs de littéraires quoi. Je m’attends à un sujet et un corpus composé de philosophes, sociologues et autres scientifiques de la communication. Le sujet de me fait pas mentir, le corpus, si.

Le thème « La Crise » accompagné d’une citation récente de André Orléan et une plutôt vieille de Kant, et un corpus constitué d’articles de Stratégies, de Marketing Magazines, et autres revues spécialisés. Ah merde. Je m’attendais pas du tout à ça. Tant pis, je me lance.

Comme tout le monde, j’ai l’impression d’avoir raté, même si j’ai réussi à faire transpirer mon profil via des exemples personnels.

Bref, un mois après, je suis admissible. Et je suis joie.

Fun fact : pas de ligne sur les pages d’exam, je les ai tracées au crayon à papier, du coup.

L’oral

J’ai un mois pour préparer l’oral. Je suis en stage à Lyon, 9h-18h tous les jours, je ne peux pas monter à Paris pour profiter de l’offre de la prépa (oraux blancs offerts en cas d’admissibilité). Je me contente de revoir la « FAQ » bossée lors de la semaine de prépa. La veille de l’oral donc, j’essaye de trouver une réponse pas trop pourrie à chacune de ces questions, en essayant de respecter les concepts clefs tels que « ne jamais dire non », « avoir une attitude ouverte » et autres règles de bienséance.

jour d'oral

Le lendemain, rendez-vous 9h, comme les 4 personnes qui attendent déjà sur les chaises de la salles d’attentes. La pression est palpable, pour de vrai j’veux dire. Je passe en troisième, j’ai donc le droit à deux débriefings, à deux mines défaites.
« - Alors, ils t’ont demandé quoi ?

- Wouah c’était chaud, ils m’on demandé de citer mes 5 marques préférées, comme ça, spontanément. »
Merde, j’essaye de me figurer le plus rapidement possible quelques marques dans ma tête en essayant de m’expliquer pourquoi je les préfère, on m’appelle.

J’entre, jury nombreux, ils sont 5, une femme souriante au centre, c’est ma future prof de marketing.
 » – Bonjour !

- Bonjour

- …

- Alors, ma première questions, vous êtes un sportif ? Je vois sur votre CV que vous avez fait une Fac de Sport … Quelle était votre spécialité ?

- 0_0 Euh, en fait je fais du ski de compétition depuis que je suis petit, mais à Saint Etienne y’a pas trop de montagnes, donc je pouvais pas en faire en Staps, alors je faisais du Handball.

Puis j’enchaine :

- Mais en fait, j’ai choisi le sport par défaut, je savais pas où aller après le bac, mais je me suis pris de passion pour le multimédia, le design, le graphisme et surtout le web, dans lequel je baignait depuis longtemps. J’ai donc chercher une formation réunissant tout ça. C’est pour ça que j’ai arrêté la Fac : je vais pas vous mentir, j’suis un vrai Geek.

Sourire, elle :

- Ah ! Nous y voilà ! Dites m’en plus sur vos activités sur le web, sur le lien avec le marketing, la pub.

Je lui parle alors veille, réseaux sociaux, blogs. Je mens en lui faisant comprendre que je suis un blogueur influent, que j’écris des articles sponso tout en respectant mon lectorat, etc.

Oui, j’ai un peu honte de lui avoir menti, mais en même temps, cela lui prouvait que je connaissais bien le milieu.
Voila, l’entretien est terminé, et j’ai l’impression d’avoir été bon. Aucune question de la FAQ n’a été posée, et j’ai mené la discussion tout le long. A la question subsidiaire de la fin « Vous avez une question à poser au Jury ? » je leur répondrai malicieusement « Les sièges de l’Amphi sont vraiment en cuirs ? ». Manière symbolique et humoristique de leur faire savoir que j’ai compris combien l’école était attachée à son image prestigieuse.

L’anglais maintenant. Je ne mise absolument rien sur l’anglais, je suis entièrement conscient du niveau de merde que je possède. Bon, écoute au labo, je comprend le reportage, putain c’est sur twitter, la chance. Mon accent et mes lacunes à l’oral seront donc un peu rattrapés par ma connaissance du sujet.

Un mois passe. Je suis admis. Champagne.

Pour rigoler …

Voici mes notes :

notes concours celsa

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08 Sep 2009 in Ma vie passionnante

Réveille la Cheerleader qui est en toi.

Youpi, comme si vous ne vous en doutiez pas, je vais parler de ma rentrée au Celsa ce matin.

J’ai encore passé une journée Big Lebowsky hier, à descendre un pack devant moult séries US diverses et variées. Non c’est faux, c’était exclusivement devant Gossip Girl. Bon.

Outre la réflexion dans laquelle me plonge les journées (après-midi en fait) comme celles là, c’est à dire le fait d’avoir (un peu) honte de soi même, je pouvais y ajouter mes craintes quant au lendemain matin.

Est-ce que je serai à la hauteur ? N’ont-ils pas fait erreur sur la personne en m’acceptant ? Bordel la dernière fois que j’y étais, j’avais pas l’impression d’être chez moi : j’ai pas vraiment passé 10 ans dans un pays étranger, j’ai pas fait de prépa non plus, je sors d’un … DUT ?

Si bien que ce matin :

payaller

Heureusement, je suis quelqu’un d’extrèmement courageux, donc go métro.

J’arrive donc avec genre 30mn d’avance, pour un gars qui a pas le gout, on a fait pire. Quelques filles sont dans l’amphi, déjà en place.

Laissez moi vous expliquer : avec le rythme de merde que j’ai pris à la fin des vacances (remember Lebowsky, au début) je ne m’endors pas avant 4h du mat’, donc paye ta gueule de panda en arrivant le matin.

pandascocial

Je murmure un vague « Bjour » aux groupes de fille et me réfugie au fond d’un siège, le casque vissé sur les oreilles. L’amphi se rempli peu à peu, la Meudame des échanges internationaux vient nous voir et, de sa voix suave :
« Bonjour Mesdemoiselles ! »
Ahem.

Tout le monde arrive enfin, discours toussa, comme quoi l’école, elle est renommée, bla bla, on est en travaux, bornes wifi pour bientôt etc.

Petit point sur le règlement intérieur, classique. Puis on aborde la protection des données, le plagiat, en se dirigeant lentement, mais surement, sur les publication sur internet, et en particulier via Facebook et les blogs. La directrice évoque brièvement un cas de diffamation sur Facebook et une altercation entre une agence et un blogger. Dans ma tête, je ris du rire de celui qui SAIT.

gaffeblogger

On finit rapidement avec les dossiers d’inscriptions, puis le BDE se présente. Rarement vu un BDE aussi motivé, et proposant autant d’activités, j’en reparlerai surement.

Ensuite petit apéro dans le « jardin », histoire de faire connaissance avec des gens, des hommes, de ma classe. Avec moi, ça fait trois, pour l’instant.

(Vous avez vu ? Le premier article TouiteLaïveBloguaide de l’interweb.)

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06 Sep 2009 in Ma vie passionnante

Actually, I think this is my masterpiece

Putain, on est dimanche et je me fais grave chier.

J’ai ma rentrée mardi au Celsa, et j’ai plus rien à faire d’ici là. La connexion du voisin ne me permet pas d’avoir un débit suffisant pour me divertir de façon convenable, alors je squatte les sites de streaming, mais en attendant le buffering, j’me suis dit que je pouvais vous raconter ma vie.

Alors le truc le plus excitant qui me soit arrivé ces derniers temps, c’est surement le fait que je dorme à 1m50 du sol, sur une grande planche posée sur 4 étagères Ikéa, ouais, ça fait flipper hein ? Surtout que j’ai pas encore d’échelle, donc c’est la galère pour monter, et c’est encore pire le samedi soir, quand je suis bourray.

Sinon Sim est mort aujourd’hui, mais c’est pas grave, le web l’a enterré y’a un an. On me signale à l’oreillette que Morano sera dans le petit journal, lundi. J’ai fait des gifs (ici et) sur le dernier clip de Major Lazer – Pon de Floor, parce qu’il est trop WTF.Et pour finir, cette playlist Spotify plutôt cool, qui rassemble toute les covers/remix de l’émission Paris Dernière, c’est trop cool d’écouter ça, parce que on sait pas vraiment si on connait l’original ou pas.


En vérité, je flippe pas mal de la rentrée et des trois années qui suivent. En fait, il parait que c’est dur, le Celsa. Moi j’étais plutôt dans le trip « J’ai eu le concours j’suis trop un dingue maintenant la vie est belle et facile comme dans une séries US avec des enfants riches ». Ben il paraît en fait que non, et vu que j’suis trop flemmard pour mailer un type de là-bas (LeReilly à tout hasard), je reste dans le flou quand à la mise à disposition de vacances ou non, ou encore si la quantité de travail se compte en kilos, en tonnes ou en antimatière (gaffe, c’est super lourd).

Enfin, mon beauf est là avec sa copine, ils vont au concert des « Joue Froid » lundi, en attendant ils visitent Paris, j’vais ptete venir avec eux, ça capse à Monmartre ?

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27 Jul 2009 in Ma vie passionnante

C’est un dromadaire qui rencontre un chameau…

Et côté travail, ça se passe comment en ce moment ?

On va essayer de faire court.

Comme j’aime beaucoup faire le prétentieux égocentrique, tout le monde sait à peu près que je suis pris au CELSA à la rentrée, parcours Marketing Publicité et Communication, spécialité Pute de luxe.

Tout cela implique pas mal de changements. D’abord habiter à Paris (Ah mais tu étais de Province ? Quelle drôle d’idée !) et puis faire coïncider tout ça avec mon couple. Heureusement pour nous, Pauline a aussi réussi à décrocher une poursuite d’étude à la capitale. Le problème qui se pose est le suivant:

Le CELSA est à Neuilly, sa licence est à Créteil. Voyez ? Allez, petit schéma :

plan

En gros il a fallu trouver un appart’ au milieu, genre Bastille, pour être soft. C’est seulement 35€ le m², vu que je roule sur l’or, no problemo.

Pour toucher ces putains d’APL, il faut qu’on se déclare en concubinage. Oui je sais, c’est rien, aucun engagement, aucun serment, oui mais bon. C’est bizarre quand même, non ? J’AI QUE 22ANS PUTAIN.

Hum.

Voilà pour l’année prochaine, on aura l’occasion d’en rediscuter (oui,  un blog, c’est comme un psy, sauf que c’est moi qui décide de quoi on parle).

Là j’ai bientôt fini mon stage, payé 350€ pendant 4 mois (oui je sais, c’est 390, normalement, on est forçat ou on l’est pas –> JOKE). C’était bien, quoiqu’un peu long sur la fin.

Ne sachant pas à quoi m’attendre niveau charge de travail l’année prochaine, j’ai refusé un job de rédacteur sur un blog spécialisé, payé 5€ l’article, à raison de deux articles par jour. Ca aurait été pas mal pour survivre, mais – et je le répète – je ne sais pas quelle quantité de travail j’aurais au CELSA, je prefère pas m’engager. Capice ?

Bon, faut bien partir en vacances quand même, du coup lundi, je rencontre un « client » (comprendre un pote à moi) pour lui faire une pochette d’album commandée par sa boîte. 100€, ça paiera l’essence.

Voilà ou j’en suis.

Ma demande maintenant : pour faire de l’argent facile à Paris, vaut mieux la prostitution ou le trafic d’arme ? Et je veux du vécu.

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