21 Dec 2009 in Ma vie passionnante

CELSA story part 1 : Le concours

Rappelez vous, je vous parlais ici de mes doutes à propos de mes études au CELSA, et je vous avais promis de vous raconter le concours.

Le but premier de cet article est clair : satisfaire la curiosité, les angoisses, les doutes ainsi que les questions de tous les mecs qui ont des vues sur l’école, ont l’intention de passer le concours et qui viennent de tomber sur cet article via google (oui, vous vous rongez les doigts, moi aussi ça me l’a fait).

Le second but, évident, et c’est le but de ce blog, c’est de raconter ma vie, ben ouais.

Préparation

Tout démarre au début de ma 2ème année d’IUT SRC à Saint-Raphaël. Je suis jeune mais pas tout à fait, j’ai déjà glandé deux ans à la fac de sport de Saint-Etienne, donc la logique voudrait que je me trouve un job direct après, ça tombe bien je veux plus être graphiste, je suis trop mauvais. Je caresse l’idée d’être chef de projet (web, multimédia) puis je découvre le marketing, la pub et la communication.

Je prends donc une décision qui changera ma vie à jamais, une décision murement réfléchie, un matin, saoul : je veux travailler dans la pub, gros.

Tout s’enchaine alors. Mon pote Roukho, déjà branché sur le sujet, me montre les écoles auxquelles il veut postuler, quelques écoles privées (Sup de Pub, Iscom, …) pour s’entrainer au concours et une seule publique, convoitée, élitiste : le CELSA. Intéressé je suis. Du coup, on se renseigne sur le niveau, toussa et on trouve que c’est un peu chaud avec un DUT. Surtout un DUT qui n’a rien à voir avec la pub, ou le marketing.

Une solution alléchante s’offre à nous : il existe des « prépas accélérées » qui, pour 500 euros la semaine pendant les vacances de février, proposent une formation succincte en théorie InfoCom, méthodologie de dissertation et annales d’anglais. Ajouter à cela un concours blanc à la fin de la semaine, et nous voila parti pour Paris.

Sérieusement, la formation est plutôt complète, les profs charismatiques, mais c’est vraiment la méthodologie de dissertation qui est exceptionnelle, et vraiment utile.

Concours

Après avoir acheté quelques livres de la bibliographie, après n’en avoir lu qu’un, je me rend au concours. Autant vous dire la vérité : je n’ai absolument rien révisé ou préparé de plus que ce que j’ai fait à la prépa. J’arrive donc à Paris la veille du concours avec une bonne méthode de dissert’ et un background de geek qui s’intéresse mollement à la pub et au marketing.

Autant vous dire que je ne dors pas beaucoup cette nuit là.

Rendez-vous au petit matin à Arcueuil, sorte de bunker néo-nazi destiné aux examens et concours qui fonctionne de façon complètement industrielle. ça fait du bien de se sentir rien, enfin si, un numéro de table : le 20.

examen-arcueil

A la prépa, on a bossé des textes d’auteurs, des citations, des trucs de littéraires quoi. Je m’attends à un sujet et un corpus composé de philosophes, sociologues et autres scientifiques de la communication. Le sujet de me fait pas mentir, le corpus, si.

Le thème « La Crise » accompagné d’une citation récente de André Orléan et une plutôt vieille de Kant, et un corpus constitué d’articles de Stratégies, de Marketing Magazines, et autres revues spécialisés. Ah merde. Je m’attendais pas du tout à ça. Tant pis, je me lance.

Comme tout le monde, j’ai l’impression d’avoir raté, même si j’ai réussi à faire transpirer mon profil via des exemples personnels.

Bref, un mois après, je suis admissible. Et je suis joie.

Fun fact : pas de ligne sur les pages d’exam, je les ai tracées au crayon à papier, du coup.

L’oral

J’ai un mois pour préparer l’oral. Je suis en stage à Lyon, 9h-18h tous les jours, je ne peux pas monter à Paris pour profiter de l’offre de la prépa (oraux blancs offerts en cas d’admissibilité). Je me contente de revoir la « FAQ » bossée lors de la semaine de prépa. La veille de l’oral donc, j’essaye de trouver une réponse pas trop pourrie à chacune de ces questions, en essayant de respecter les concepts clefs tels que « ne jamais dire non », « avoir une attitude ouverte » et autres règles de bienséance.

jour d'oral

Le lendemain, rendez-vous 9h, comme les 4 personnes qui attendent déjà sur les chaises de la salles d’attentes. La pression est palpable, pour de vrai j’veux dire. Je passe en troisième, j’ai donc le droit à deux débriefings, à deux mines défaites.
« - Alors, ils t’ont demandé quoi ?

- Wouah c’était chaud, ils m’on demandé de citer mes 5 marques préférées, comme ça, spontanément. »
Merde, j’essaye de me figurer le plus rapidement possible quelques marques dans ma tête en essayant de m’expliquer pourquoi je les préfère, on m’appelle.

J’entre, jury nombreux, ils sont 5, une femme souriante au centre, c’est ma future prof de marketing.
 » – Bonjour !

- Bonjour

- …

- Alors, ma première questions, vous êtes un sportif ? Je vois sur votre CV que vous avez fait une Fac de Sport … Quelle était votre spécialité ?

- 0_0 Euh, en fait je fais du ski de compétition depuis que je suis petit, mais à Saint Etienne y’a pas trop de montagnes, donc je pouvais pas en faire en Staps, alors je faisais du Handball.

Puis j’enchaine :

- Mais en fait, j’ai choisi le sport par défaut, je savais pas où aller après le bac, mais je me suis pris de passion pour le multimédia, le design, le graphisme et surtout le web, dans lequel je baignait depuis longtemps. J’ai donc chercher une formation réunissant tout ça. C’est pour ça que j’ai arrêté la Fac : je vais pas vous mentir, j’suis un vrai Geek.

Sourire, elle :

- Ah ! Nous y voilà ! Dites m’en plus sur vos activités sur le web, sur le lien avec le marketing, la pub.

Je lui parle alors veille, réseaux sociaux, blogs. Je mens en lui faisant comprendre que je suis un blogueur influent, que j’écris des articles sponso tout en respectant mon lectorat, etc.

Oui, j’ai un peu honte de lui avoir menti, mais en même temps, cela lui prouvait que je connaissais bien le milieu.
Voila, l’entretien est terminé, et j’ai l’impression d’avoir été bon. Aucune question de la FAQ n’a été posée, et j’ai mené la discussion tout le long. A la question subsidiaire de la fin « Vous avez une question à poser au Jury ? » je leur répondrai malicieusement « Les sièges de l’Amphi sont vraiment en cuirs ? ». Manière symbolique et humoristique de leur faire savoir que j’ai compris combien l’école était attachée à son image prestigieuse.

L’anglais maintenant. Je ne mise absolument rien sur l’anglais, je suis entièrement conscient du niveau de merde que je possède. Bon, écoute au labo, je comprend le reportage, putain c’est sur twitter, la chance. Mon accent et mes lacunes à l’oral seront donc un peu rattrapés par ma connaissance du sujet.

Un mois passe. Je suis admis. Champagne.

Pour rigoler …

Voici mes notes :

notes concours celsa

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